Processus de fabrication

Vers la fin mai, les animaux sont tondus, la seule tonte de l’année. Chaque animal donne en moyenne 5 livres de fibres par tonte.

Ces fibres sont ensuite triées et nettoyées à la main.

Puis j’envoie ma laine à un moulin, à Bromont. Là, la fibre sera lavée, cardée, filée et renvoyée à la ferme.

A partir de la laine et du feutre faite au moulin et issus de mes alpagas, je crée moi-même mes produits (semelles en feutre, cache-col…).

Je propose également à la vente des produits fabriqués ailleurs : les bas viennent d’une usine du Québec, et d’autres articles sont issus d’un commerce équitable avec le Pérou.

 

Commerce équitable et tradition durable

Il est important de préciser qu’une partie des articles que je vends vient directement du Pérou. En effet, je collabore avec une association québecoise qui importe en commerce équitable les produits de petits artisans péruviens, perchés à 15000 pieds d’altitude dans de tous petits villages.

Cette collaboration est essentielle pour moi.

Le Pérou est une des terres d’origine de l’alpaga. Or aujourd’hui, si 90 % du marché de la fibre d’alpaga provient de ce pays, il est détenu principalement par deux multinationales. Les artisans péruviens se retrouvent ainsi dépossédés de ce savoir-faire ancestral. Quand on compte qu’en plus la fibre d’alpaga est la deuxième fibre la plus chère au monde, l’exploitation de cette richesse culturelle est d’autant plus affligeante.

Importer des produits en fibre d’alpaga de façon équitable, les proposer à la vente à un public canadien, c’est pour moi une façon de rendre hommage à ces artisans et de leur renvoyer l’ascenseur. Ce sont de vrais artistes, pour qui l’élevage des alpagas, le filage et le tricotage de la laine sont une tradition importante. Ce sont eux qui sont à la source de tout ce savoir.